2007 - Chamonix - Mandelieu

Etape 1 : Chamonix - Aoste



      Après avoir rechargé le J5, nous enfourchons nos maitresses d'une semaine avec l'espoir que le temps ne se dégrade pas aujourd'hui. En effet, au lever du soleil, le ciel est très chargé mais au moins il ne pleut pas. Nous nous alignons une fois les premiers hectomètres parcourus et arrivons vite au premier "col". Il s'agit du col des Montets. Comme pour marquer son territoire après des années de disette, tatch s'adjuge cette première semi-difficulté suivi de Cyril, Paco et le reste de la troupe qui n'est pas loin.

      La route se poursuit en direction du col de la Forclaz, pas celui vers Annecy, mais le suisse ! Nous franchissons la frontière en fin de descente. Le temps ne s'améliore guère puisque le brouillard est de plus en plus dense pendant la deuxième ascension. Cyril, Fab et tatch font l'ascension en tête et C'est ce dernier qui accélère petit à petit pour arriver en tête à son second col. Mais que dire de l'arrivée au col si ce n'est qu'on n'y voyait rien du tout. Le panneau, un magasin et puis plus loin, rien de visible.
      Le seul moment de soleil de la journée arrive dans la descente sur Martigny. La vue vaudra vraiment le détour puisque nous aurons un panorama sur la vallée de Martigny assez époustouflant

      Un  peu avant Martigny nous bifurquons à droite, il parait que ?a fait gagner qq kilomètres. Dans la descente nous croisons un agriculteur en train d'épandre son purin histoire de profiter aussi des odeurs si caractéristiques de la suisse.
      A peine la descente achevée que nous arrivons au pied de la montée de Champex, petite station touristique de suisse, avec petit lac, chalets et station de ski. Peut-être verrons nous qq chose? L'ascension commence très fort dans des pourcentages proches de 10%. Paco, Fab et Tatch attaquent dare dare et prennent vite de l'avance sur le reste du groupe. A mi montée, le rythme ne convient pas à Pascal qui ralenti et laisse partir les hommes en forme de la journée. L'ascension nous emmène dans les nuages et le froid. Fab tente une échapée et prend 50 m d'avance qu'il conservera jusqu'au final. Une fois tout le monde arrivé, la troupe traverse ce village censé être mignon et dans un paysage sublime. Encore une fois nous passons à coté du spectacle...

      Nous arrivons au croisement qui nous conduit sur la route du col du Gd St Bernard. La route est très fréquentée et s'apparente plus à une nationale qu'au chemin vicinal que l'on vient d'emprunter. La grimpette commence directement et la bataille est lancée. Fab, Paco et Cyril se lancent dans la course. Jacky suit son rythme et l'Ancien ferme le peloton avec Tatch...
      La pluie choisit le début du col pour apparaitre et se transformer en véritable déluge orageux. ?a devient dangereux. Hervé, puis Tatch, puis Jacky, puis Cyril se résignent à monter dans le J5. Finalement le temps se dégage sur les hauteurs et Les deux téméraires, Paco et Fab, finissent ce joli col dans le froid.

        Le temps de se restaurer un peu et ils repartent dans la descente dont on nous a dit qu'elle était en travaux. En effet qq centaines de mètres plus loin, les conditions ne sont vraiment pas réunies pour faire du vélo, surtout en descente de col. Il pleut, il fait froid, on ne voit rien, la route est en travaux, il y a des engins de TP et des feux temporaires. C'est dépité que les deux survivors montent dans le véhicule d'assistance, les patins et le moral usés par une journée à oublier. Sans oublier que Fab y laisse son dérailleur ! La poisse !
      Point positif, le gérant du campinf d'Avise, bien aidé par la tête de chien abattu de Fab, nous héberge très gentiment dans son garage qui pour nous vaut tous les palaces du monde...
Vivement demain et le beau temps !

Etape 2: Avise - Bonneval sur Arc



Le temps n'est pas au beau fixe en cette deuxième étape. Nous avions bon espoir de trouver un peu de soleil mais les premiers kilomètres nous laissent assez pessimistes. Après une trentaine de kilomètres sur une portion de nationale assez désagréable et relativement épargnée par les gouttes nous commen?ons l'ascension du col du Petit St-Bernard qui nous ramènera en France. Au milieu de ce col jusqu'ici quelconque, nous arrivons à la station de la Thuile, station assez huppée. C'est cet endroit que choisit Paco pour crever et laisser s'échapper Tatch, maintenant loin devant.
Les rayons de soleil ne laissaient pas présager, à ce moment là, l'apocalypse que nous allions vivre plus haut. Peu à peu nous sentons le vent se lever, puis la pluie s'en mèle. A quelques kilomètres du sommet, la pluie devient neige. Avec le vent de face, elle vient  fouetter les visages rougis des cyclistes. Tatch visiblement en forme s'adjuge le col et redescende chercher les autres. Impossible en effet de rester immobile et trempé par ce temps. Les corps sont frigorifiés.

Seuls Paco, Tatch et Lance décident de faire la descente en vélo. Mais quelle galère. Les 5 premiers sont épouvantables. Tatch, dépourvus de gants, a utilisé une paire de chaussettes pour protéger ses mains mais le froid les transpersent. Qu'il est dur de maitriser son vélo tout en étant engourdi. Peu à peu la "chaleur" revient et les 3 zozos se tirent la bourre jusqu'à Seez où toute la troupe se retrouve pour un debriefing et ravito.

Nous allons prendre un chocolat chaud dans un bar où on nous annonce que l'Iseran est fermé. Coup dur! Il a neigé 50 cm dans la nuit, le col est fermé. Il faut donc annuler la fin de l'étape et tout faire en J5 en contournant toute la vallée de l'Arc...
Saisissez le texte du paragraphe ici

Etape 3 : Le Monetier - Vinadio



Après 2h30 de route en J5 au lieu de 4 en vélo et pour effacer de nos têtes ces deux jours considérés par tous comme des échecs ou en tout cas des objectifs non remplis, nous arrivons au Monetier les Bains, où nous avons trouvé un gite très sympa. Ces problèmes météo ont modifiés la donne et nous avons éludé une étape. Bonneval sur Arc - Briançon, tronquant le défi de deux cols réputés superbe: le Mont-Cenis et le Mont Genèvre. Nous cherchons donc à rattraper le jour d'avance par une étape supplémentaire à réaliser sur une boucle vers Sospel.

Nous bouclons le J5, et enfourchons les vélo pour la première fois sous le soleil. La température n'est pas encore très haute mais psychologiquement le soleil nous fait du bien. Les premiers kilomètres sont très roulant, nous esquivons un barrage de police, que Jé va devoir affronter de même que le bouchon formé en amont. Nous traversons Brian?on à fond,et continuons sur notre lancée un peu plus loin Tatch atteignant 92 km/h !!! son record ! Cette partie de route est casse pâte et Paco, pas épargné par les problèmes techniques cette année, brise sa chaine à 15 bornes  de Guillestre. Fab, Paco et Tatch attendent là, laissant vouse, cyril et Jacky continuer leur route. Nous attendons Jé qui, retardé, met 1 heure à arriver. Une fois le vélo réparé nous reclipsons les pédales et là les jambes ont commencé à tourner bien vite... Rattrappant un gars en cours de route, nous n'imaginions pas qu'il forcerait le train au point de nous exploser. Si bien qu'à l'approche de Guillestre, point de départ du col de Vars, le trio se voyait déja bien entamé avant même l'ascension...

Le début de l'ascension, reliativement difficile fut éprouvant pour le groupetto. Pas le temps de récupérer ! Au fur et à mesure de la montée, les uns testaient les autres pour voir un peu om ils en étaient physiquement. C'est Paco qui lâche le premier dans la traversée de Vars Station à 5 km du sommet. Peu de temps après Tatch talonné par Fab croise Jacky en train de se reposer contre un muret. La fin d'ascension est difficile, les jambes sont dures. Hervé et Cyril attendent au sommet depuis un moment qd les deux poursuivants arrivent. Paco et Jacky ne tardent pas à reformer le groupe au sommet du Col de Vars.

L'ancien nous fait part de sa scoumoune au sommet du col. La semelle de ses chaussures (fraîchement achetées au printemps) se décolle ! Et merde ! Du coup la troupe ne repart pas au complet dans la descente, l'Ancien restant dans le J5 avec Jé pour essayer de trouver de quoi réparer la chaussure sur Barcelonette ou au pire, acheter une nouvelle paire.
La descente est très agréable surtout qu'il s'agit de la première du défi que l'on ne fait pas en grelottant. Autrement dit, il fait enfin bon et il est enfin agréable de pédaler plusieurs heures de suite. A droite Barcelonette, à gauche le Col de Larche... bon ben c'est parti pour un nouveau col.
A peine l'ascension démarre et un panneau interdisant l'accès aux piétons et cyclistes me fait redouter le pire. Quelques centaines de mètres plus loin un camion attend le droit de passer. A ses côtés un gendarme et une gendarmette dont la jeunesse a permis d'hériter de cette magnifique mission de réguler la circulation (quasi inexistante) au départ du col. Après quelques minutes de négociations, la gendarmette nous fait signe de passer, et heureusement ! En effet, l'ascension nous aurait été interdite, il nous aurait fallu reprendre le camion et faire 300 bornes pour rejoindre Vinadio, autrement dit on aurait encore tout changé dans le défi.

Nous nous apercevons vite que le terrain est escarpé et très accidenté. Tous les 10 m des caillous jonchent le bitume. Du coup, Tatch accélère pour ne pas se prendre un pavé dans le crane ! Finalement, les 4 autres se rendent vite compte que Tatch n'a pas accéléré pour se débarasser des caillous mais pour s'échapper ! Ils décident alors de rouler. Fab donnant le premier assault suivi de Paco et Cyril. Il ne faut pas plus de 1km ou 1km 500 au groupe pour rattrapper le fuyard.

Mais, tel un Contador face à un Rasmussen increvable, Tatch remet le couvert directement en quasi sprint. Coup de bluff ou superforme? En tout cas cette fois Fab, s'est accroché et les deux hommes envoient du lourd en relayant à tour de rôle. Mais Fab s'aperçoit vite que l'attaque de son coéquipier n'était qu'un coup de panache pour "faire comme au Tour". Il se détache donc rapidement et les poursuivants ne tardent pas à reprendre l'allemand. Cyril veut son col et essaye de reprendre du terrain à Lance. C'est mal le connaitre !
Paco et Jacky reprennent Tatch petit à petit, finissent par le dépasser. Sur le final, le mano à mano entre les deux échappés est terrible. Mais Fab a le dernier mot, comme souvent. c'est une question de physique, mais surtout de mental. A l'arrière Paco a pris qq hectomètres d'avance sur le groupetto. Tatch et Jacky arrivent tranquillement au sommet du Col de Larche, un bien joli col, sans grande difficulté.

Nous sommes donc maintenant en Italie, et l'arrivée sera jugée au panneau d'entrée de Vinadio. A peine la descente commence que déja Fab, Paco et Cyril appuient sur les pédales comme pour mieux distancer les cuisseaux du Tatch. Mais la route est encore longue. La decente est relativement douce. La troupe avance facilement à 45-50 km/h. A 6 km de l'arrivée, Fab tente un départ mais est repris par Tatch qui ramène le reste de la troupe. A la faveur d'un bas coté élargi, Fab joue avec la présence d'un véhicule pour redémarrer. Tatch repart en poursuite mais ne peut que se contenter de maintenir l'écart. Petit Ciz' prend alors un relai surprenant et inespéré pour l'allemand et finit par ramener les poursuivants sur Fab, à moins d' 1 km de l'arrivée. Fab éliminé, il ne reste plus que Jacky, Cyril, Paco et Tatch pour la victoire d'étape.

L'arrivée sur Vinadio est là, on le sait tous, mais la question est de savoir si là, c'est en haut sur le plateau, au pied de la montée, ou ailleurs... En espérant qu'il y est tout simplement un panneau d'entrée de commune ! Au pied de la montée, Paco et tatch sont au coude à coude. Tatch, usé par les efforts dans la montagne ne peut suivra Paco dans une montée si casse-pattes... Sauf que le panneau se trouve juste là 15 m après le début de la montée et Paco l'emporte devant un Tatch dépité, un cyril peu inspiré d'avoir fait des efforts pour les autres, un jacky vaillant et un Fab frustré d'avoir animé la fin d'étape sans succès.

En attendant l'assistance nous nous étirons buvons de l'eau à la claire fontaine. Peu après nous irons nous installer dans un camping assez simplet, mais très contents d'avoir vécu une vraie étape de défi.

Etape 4 : Vinadio - Sospel



Rien de tel pour s'échauffer qu'une petite ascension de 20 bornes aux forts pourcentages. C'est le choix fait par Fab, Paco et Tatch d'aller visiter le Colle della Lombarda qui s'élance de Vinadio et se fraye un chemin jusqu'à la France en direction d'Isola 2000.
Les 3 fous furieux enjambent leur monture et se dirige vers le pied de ce nouveau col. Rappelons tout de même que si nous grimpons ce col, c'est un peu grâce ou à cause d'un gars rencontré dans notre Gite au Monetier. Et il aura fallu au groupe un gros temps de discussion pour satisfaire les volontés de défi pour les uns et de raison pour les autres. La troupe s'élance donc dans les premier lacets et déja des fortes pentes. La route est étroite, pentue, à flan de colline. Mais bizarrement, comme l'Italie ne nous y avait pas habitué, le goudron est superbe. Presque un billard. La mise en jambe nous parait interminable tellement la difficulté nous fait face. Un léger plateau nous permet de nous "reposer". Plus nous avançons et plus nous doublons de marcheurs qui se suivent telle une procession religieuse.Y aurait-il un St-Jacky de Compostella sur notre route...

En effet, quelques lacets bien hards nous conduisent sur une route moins pentu, parfois même en descente puis rapidement sur un carrefour. Sur la droite, la route conduit à Santa Anna di Vinadio, lieu de pélerinage. A gauche le sommet du col, point de NOTRE pélerinage. Et là encore la pente repart de plus belle, dans une forêt qui s'est nettement éclaircie. A peine 9h que le soleil est déja en train de nous chauffer comme jamais dans ce défi 2007. Nous basculons derrière une petite bosse qui nous ouvre sur un paysage grandiose. Nous pédalons désormais sur un faux plat montant et nous voyons l'objectif au loin. Fab et Paco se tirent la bourre mais ne manquent pas de contempler les lacs qu'ils croisent, les troupeaux de moutons. Tatch commence déja a souffrir de la chaleur, lui qui était si présent dans les conditions hivernale de l'avant veille.
Ils se retrouvent au sommet du col, lisent les qq inscriptions relatives à Marco Pantani, inscrites pour on ne sit quelle raison. Nous en prenons plein la courge tellement ce col est beau. Il fait parti des plus beau réalisés pour les choumpis.

Il est temps de redesecendre pour rejoindre les autres et réaliser l'étape du jour. La descente est très rapide, permet de constater que le billard de l'aller est en fait un goudron plein de bosses mais ça ne peut pas se sentir à 10km/h ! Et fait surprenant, nous allons croiser, pendant la descente, des dizaines peut-être des centaines de cyclistes en train de pédaler... Ils sortent d'où? Est-ce un col réputé ou obligatoire dans la vie d'un cycliste? ça a un rapport avec l'hommage à Pantani en haut? En tout cas nous rejoindrons les autres avec nos interrogations et non sans avoir failli perdre Fab dans un des derniers virages. Il a pris l'extérieur dans un virage à droite et s'est retrouvé nez à nez avec un pauvre gars qui n'a rien compris...
Bref, Ascension difficile car presque au saut du lit, mais exceptionnelle...!

Nous retrouvons les autres et démarrons aussitôt notre étape. Direction le col de Tende. Le faux plat descendant nous mène dans la ville de Borgo San Dalmazzo, ville laide, il faut bien le dire, pleine de carrière, d'entreprises plus moches les unes que les autres. la route nous fait passer sur des ponts, sous des routes, tourner, retourner, prendre un stop, une route pourri et enfin nous retrouvons la route directe. Malheureusement c'est presque une autoroute. Il s'avère que nous sommes sur une Nazionale et que les italiens sont décidément très cons, surtout au volant, surtout en mercédès décapotable... Nous progressons vers le col de Tende par un faux plat montant,sans grosse difficulté hormis la circulation. Nous finissons par nous retrouver à qq centaines de mètres de l'entrée du tunnel. A partir de là, c'est J5 car le tunnel est interdit aux cyclistes et le col est muletier autrement dit un chemin de terre et pierres.

Nous franchissons le col par l'interieur de la montagne, une nouveauté, ce qui nous ramène, définitivement cette fois, en France... C'est un Tatch au bord du malaise qui remonte sur le vélo au sortir du tunnel. Le groupe va devoir rejoindre Sospel en franchissant un dernier col: Brouis. Mais d'abord une partie de plaisir les attend, dans une route faite de virages dans des gorges. C'est somptueux. Tatch galère à l'arrière alors que c'est là son terrain de prédilection. Il roule avec un tee-shirt sur la tête. Dûr dûr, surtout que ses camarades sont désormais bien loin.

Après avoir traversé plusieurs villages typiques de l'arrière pays niçois, la dernière ascension se profile. Le J5 s'arrête, les casques sont abandonnés, les vivres stockés. Fab, Cyril sont prêt à en découdre. Jacky a gérer sereinement comme à son habitude. Paco démarre doucement avec Hervé pendant que Tatch rejoint juste le camion. Mais ça va mieux. Il s'arrête à peine et retrouve Paco qq km plus loin. Ils grimpent tout deux et rejoignent Hervé. Tatch et Hervé peuvent désormais monter tranquillou laissant à Paco la possibilité de forcer un peu plus. La haut la bataille doit s'organiser.
Sur la route, nous croisons une espèce de Père Fouras à l'ombre d'un figuier. Il semble attendre le messie, du haut de ses 120 ans (au moins). Sous un soleil de plomb l'ascension se poursuit. Le J5 arrive a hauteur du grupetto et surprise. Le messie s'appelait Jérôme. En effet , il a pris le viel homme pour le déposer au col. Sauf qu'avant d'arriver au col, il ne lui a pas dit qu'il allait faire 75 allers retours...

Pffffffffffffffffffffffffffffffff... Comme toutes les tuiles nous étaient destinées pendant ce défi et que celle ci nous avait épargné, Crevaison Bernard... Et pas celle d'un vélo ! Celle du J5.
Allez changement de roue au col où Fab a calmé les vélléités d'un Cyril en forme surprenante. Le camion est quasi prêt à partir lorsque Vouse et Tatch arrive dans le final du col donné à 2% sur salite.ch et en réalité à 12% sur les derniers 300 m.

La fin d'étape n'est qu'une formalité, certe réalisée à 75 km/h mais formalité musculaire dirons nous. Nous arrivons complètement cramés au camping, situé au tout début de l'ascension du col de Turini, prévu pour demain. Débarassage d'affaires, rivetage de seconde chaussure pour Vouse avec Jé. Binous bien fraîche pour les autres. Ce soir, samedi de matche, nous irons voir le match à Sospel. Sauf que Sospel, c'est 3 bars dont 1 pour Marseille, 1 pour Nice et 1 pour Sainté mais qui n'a pas Foot +... On a donc écouté le match en parlant de Jean-François Daniel, en buvant une bière conseillée par Paco. "Elle est bonne Celle-là" dit-il pendant qu'il en commande une différente...

Bref une bonne journée de défi, de la chaleur, de fantastiques paysages... Vivement demain avec une nouveauté : Jérome va faire du vélo !!!!

Etape 5 : Sospel - Sospel

Sospel - Sospel

Voici venu le jour où l'accompagnateur devait relever le défi qu'il s'était lui même imposé... Faire une étape complète sur un vélo non VTT, cols compris. C'est le défi relevé par Jérôme en ce lundi radieux.
Comme à son habitude, l'équipe se prépare à aller rouler à la différence près que cette fois ci les affaires restent sur place. En effet la ligne d'arrivée se confond aujourd'hui à celle de départ. Tatch sera à l'assistance.

Pas le temps de se chauffer dans cette étape puisque le Col de Turini démarre en sortie de camping. Col ombragé, à la pente relativement régulière. Le température est encore agréable mais le soleil de plomb devrait fatiguer les organismes surtout en fin d'étape.
Pendant que la bagarre fait rage devant, déja!, Hervé et Jacky la joue sentier découverte. Il faut avouer que la petite vallée que longe cette route sinueuse, est très encaissée et très verte pour selon que la région n'est pas arrosée depuis 3 mois (dixit Wallemme le pôte à Jean François Daniel).
Le col de Turini n'offre pas beaucoup de résistance aux cyclistes avertis, ni même à Jérôme qui l'avale sans réfléchir. Mais il va falloir tenir la distance !

Place maintenant à la descente. Chacun prie pour ne pas perdre ses freins dans ces pentes à 15%, pleines de virages et au goudron très incertain. Les paysages brulés s'offrent à nos yeux encore bouleversé de passer d'un climat montagnard et hivernal à un climat quasi désertique et quasi aussi pentu...

Une passage en travaux nous oblige à dévier et du coup avant de poursuivre: Ravito avec Jambon Beurre (Conseil N°12 sur l'Encyclopédie Jacky du parfait cyclo-sportif). Le ventre plein, il faut affronter une descente sur un goudron (béton) de qualité abominable traversant une carrière pour rejoindre le point de départ de la deuxième ascension du jour, le col de la Madone... Peille, Peillon, sont les lieux de passage de la troupe. Jérôme commence à souffrir terriblement de sa non-condition. A peine les premiers km de l'ascension qu'il est irrémédiablement lâché, avec pour couronner le tout un problème de collier de selle.

Après avoir failli perdre, et la porte et le jerrican, le J5 rejoint les hommes de tête qui attendent le retardataire en sortie de Peillon, village typique perché sur les reliefs et habité par le gratin niçois (ça vaut pas le dauphinois). Jérôme appuie sur ses pédales mais l'influx n'est pas là. Allez, l'arrivée n'est pas loin. Fab et Cyril sont toujours à la lutte mais Ce dernier ne peut déciment rien faire face à celui qu'il surnomme l'extra terrestre. Petit à petit les choumpis se retrouvent en haut du col d'où l'on domine toute la côte dont les eaux turquoises de Menton.
C'est parti pour une descente très technique, où les freins fonctionnent presque sans arrêt.

La vision sur la côte est irréelle tellement la brume que remonte le long du relief nous encercle pour ne laisser apparaitre qu'un morceau du paysage. Comme une carte postale !
La troupe est soudée, la traversée de Menton est un mauvais moment de cyclisme du fait des feux, des voitures et de l'orientation... Mais rapidement les roues foulent le goudron du col de Castillon, le dernier col de la journée. Jérôme est encore "debout". Il ira au bout, se surpassant bien que Fab n'ait finalement pas parié! une sacrée volonté. Ce qui n'occulte en rien la performance des autres valeureux cyclistes. Le col de Castillon ressemble un peu à celui de Tende en celà qu'il se trouve sur une nationale et qu'il se finit pas un tunnel. La différence vient du fait que le cycliste peut choisir de grimper le col goudronné. C'est ce que feront Fab et Paco. Les autres se contenteront de précéder le J5 et d'effectuer une descente d'enfer vers Sospel.
L'arrivée au camping sera quasi groupée, tout comme la bière de récompense...
Encore une belle journée. Demain ce sera la dernière du défi 2007. Sospel - Mandelieu.

Eatpe 6 : Sospel - Mandelieu, l'ultime étape du défi 2007



    Ce matin nous défaisons nos packetages pour la dernière fois. A la fin de l'étape du jour, nous serons arrivés au terme de notre défi, très modifié car très perturbé mais rondement mené de bout en bout sans anicroches, ni prises de bec. Une nouvelle recrue, un nouveau conducteur mais une ambiance du tonnerre. on irait presque jusqu'à regretter que la dernière étape arrive si vite, que l'on doive rompre cette osmose entre nous pour revenir à des activités plus familiales et "pèpères".
   
Départ de Sospel de l'Ancien accompagné du Tatch pour l'ascension du Col de Braus. Ils sont vite rejoint par le reste du groupe parti 10 mn après pour finir de ranger. Comme d'hab il y a les attaquants et les gestionnaires. Les mêmes arrivent en tête ou pas loin, les autres arrivent à leur rythme qq minutes après. Le col est très agréable à gravir en cette matinée plus fraiche et nébuleuse que les 2 précédentes.

Les images qui suivent montrent la succession impressionnnate de lacets en montée sachant que la succession de lacets dans la descente qui suit en devient très technique.

La descente sur l'Escarène se fait sur un rythme endiablé. Nous savons tous que l'étape, même pas très longue, est difficile par la succession de petite bosses pentues et par le fait que les routes empreintées sont fréquentées par les autos, donc prudence...

A partir de maintenant, il n'y a plus de col référencé et pourtant il nous reste encore plus de 1000m de dénivelé. Nous passons d'un vallon à un autre, d'un paysage désertique à un paysage humanisé, industriel. Les kilomètres se succèdent, Tatch, après un jour de repos est bien présent dans les grimpettes juste taillées à sa mesure: pas trop pentue, et pas trop longue. Même Cyril pourtant échaudé par ses duels loupés avec Fab, ne peut rien y faire. Personne ne peut lui disputer la montée de Contes emmenée dans un train d'enfer.

La descente se fait dans la délectation du vélo collectif. C'est là qu'on apprécie ce sport passé ensemble, par un temps beau quoique un peu nuageux aujourd'hui. On va bien finir sous la pluie !!!
Non sans avoir failli perdre Hervé juste après Contes, où il voulu se jetter avec son vélo sous la roue du J5, la troupe poursuit son chemin et le col de Chateauneuf de Contes se dresse sur sa route... Référencé nul part, mais attaqué de toute part. Paco, Fab et Tatch se lance dans la bataille. Les coups de bluff sont nombreux, ?a résiste, ?a craque, ?a revient! ?a mouline, ?a force, ?a transpire... Tatch ne résiste pas au duel beau-fratricide qui se termine à quelques hectomètres du sommet par une accélération de Fab, un presque contre de Paco. Les trois compères arrivent à moins de deux minutes les uns de autres, Fab est dans un état comateux, Paco et Tatch ont les jambons qui fument. Cyril, Lancien et Jacky montent tranquillou profitant de ce qu'on croit tous être le dernier col , même faux...

Nous nous hydratons un max avant de repartir vers le bas, encore, en prenant la direction de Tourette Levens. Hervé qui souffre de sa chute, est légèrement distancé et loupe la bonne direction au carrefour des Martyrs de la Résistance, une coincidence... Le reste de la troupe n'est finalement pas loin devant et les jambes peuvent remouliner.A peine entrés dans Tourette, nous bifurquons à droite sur la route d'Aspremont.

La pente est légère mais il semble qu'un nouveau col soit au programme. Tatch en fait son affaire, et détale sans demander son reste. Fab a le nez dans le guidon victime d'une fringale foudroyante, il va falloir se restaurer avant la panne sèche... Le Club des 7 se posent quelques centaines de mètres après le col et se fait un quart d'heure sandwitch / coca / pomme... Un jeune vététiste s'approche et demande une pompe pour gonfler son pneu bien malade. Sans succès...

C'est reparti, les manouches à pédales reprennent la route. Il en reste encore pas mal à faire ! La descente les mène à Castagniers puis débouche sur une formidable route pittoresque: la N202, forte d'un traffic monstrueux. Tout peut-on espérer traverser la route sans perdre une jambe... Le groupe est tranquille, ?a sera soit l'ancien, soit le Tatch... Ces quelques km le long du Var, et qui mènent à Nice, sont un enfer de cycliste... Aucun relief, aucun panorama, aucun plaisir...

Le premier pont à droite, et hop direction Vence par les hauteurs. La montée est plus collective cette fois ci puisque plus douce et moins longue. Nous arrivons vite sur Vence que nous traversons sans nous attarder. La route est super roulante, à flanc de colline. Nous y croisons Vinokourov à l'entrainement, mais il n'est pas prêt de rattraper Cyril :)

Le faux plat descendant passe comme une lettre à la poste. Une légère grimpette fait son apparition et Tatch remets le couvert. il reste pourtant plus de 15 km avant Grasse. Cette attaque fait vite des dégats puisque personne ne daigne suivre sauf...

Fab se lance à la poursuite, tardivement mais requinqué, et motivé pour la poursuite. Les deux se tire la bourre et enfile les km avant de voir s'approcher Grasse. A la faveur d'une priorité mal négociée par Tatch fabn refait son retard et les deux décident de rouler ensemble, en relais jusqu'à n'en plus pouvoir. Et malgré la douleur, ils arrivent à fond au rond point d'entrée de Grasse, avec le sentiment de bonheur de l'effort partagé...

Et malgré cet effort, les autres ne sont vraiment pas si loin que ?a... Quelle bande de fous !!!
Grasse, Ville du parfum mais ville pas vraiment jolie, même pas jolie du tout. Surout avec ce temps limite pluvieux qui nous accueille... Nous entamons une descente longue et dangereuse sur ces routes touristiques de bord de mer (Lancien dirait Bodmer). Les jambes sont fatiguées, les esprits sont usés mais une arrivée à Mandelieu se profile. Soit une attaque se fait dans les derniers km et soit l'ensemble est réglé au sprint. Fab voudra attaquer tôt, Cyril aussi, Paco et Tatch ont tout intérêt à régler ?a au final.

La route étant dangereuse, Tatch y va de son coup de bluff et annonce qu'il ne faut pas prendre de risques en se tirant la bourre. Fab laisse donc les jambons tranquilles. Les dernières bosses débouchent sur Mandelieu, une ultime descente et l'entrée dans la périphérie ultra touristique.
Plus le panneau d'entrée de ville approche, et plus ons ent que certains voudrait qd même bien le passer en tête. Fab se place sur la gauche, suivi de Cyril. Paco reste en retrait avec le Vouse puis se décale sur la droite. Tatch qui aper?oit le panneau au loin se faufile sur la droite et lance un spront qu'il n'avait pas franchement prévu. Les autres s'en aper?oivent un peu tard et L'allemand arrache une victoire d'étape contestable mais plaisante...

Les derniers tours de roues nous conduisent sur la pente ultra raide du camping ou nous retrouvons nos fans.
Merci les gars pour ces quelques jours passés ensemble. Encore une semaine de vacances éprouvante mais Oh combien enrichissante... A bientôt !!!